Le Bénin

Le pays en bref

La République du Bénin est un État de l’Afrique de l’Ouest limité au Sud par l’Océan Atlantique, à l’Ouest par le Togo, à l’Est par le Nigéria, au Nord par le Niger et le Burkina Faso. Situé entièrement dans la zone inter-tropicale avec des moyennes thermiques de 25°C, le pays couvre une superficie de 112622 km². Il présente un relief peu accidenté, s’élevant progressivement de la côte aux chaînes montagneuses de l’Atacora dans le Nord Ouest. Le Bénin abrite plus de 10.000.000 d’âmes en 2016.

Situation économique du pays

L’économie béninoise repose sur l’agriculture (85% de la population active) productrice de cultures vivrières (maïs, igname, manioc…) et de produits industriels tels que le coton et l’huile de palme. La pêche, la chasse, l’élevage et l’artisanat sont aussi développés. Quant à l‘industrie, elle est plus ou moins naissante avec la création d’unités légères alimentant un marché en rapide extension. Sur le plan politique, on assiste depuis la Conférence des Forces Vives de la Nation en 1990, à un Renouveau Démocratique qui rompt avec l’expérience de dix-sept ans d’un régime centralisé.  Aujourd’hui, le Bénin fait partie des rares États africains dans lesquels règne la paix et où sont respectés les droits fondamentaux de l’homme. Ce contexte favorise l’afflux des touristes surtout de juin à septembre et décembre à mars.

Situation sociale du pays

En dépit de taux de croissance modérés depuis deux décennies (entre 4 et 5 % par an), la pauvreté tend à s’aggraver : le taux de pauvreté à l’échelle nationale, passé de 37,5 % en 2006 à 35,2 % en 2009, est ressorti à 36,2 % en 2011 et 40,1 % en 2015. Les ménages dirigés par une femme s’en sortent comparativement mieux (28 % sont pauvres, contre 38 % pour les ménages dirigés par un homme), même si les femmes sont pénalisées par un manque d’accès aux opportunités économiques et sous-représentées dans les postes à hautes responsabilités. Les secteurs de l’éducation et de la santé absorbent une part conséquente des dépenses publiques (en moyenne, 23 et 7 % respectivement). Ils doivent faire l’objet d’une répartition géographique des ressources plus équitable, ainsi que d’une gestion plus efficace.